L’Institut océanographique a distingué deux grands acteurs du monde marin jeudi 7 novembre 2013

CÉRÉMONIE DE REMISE DE LA GRANDE MEDAILLE ALBERT IER

L’Institut océanographique a distingué deux grands acteurs du monde marin jeudi 7 novembre 2013, en présence de S.A.S le Pince Albert II de Monaco, au Musée océanographique de Monaco.

L’Institut océanographique, Fondation Albert Ier, Prince de Monaco décerne chaque année la Grande Médaille Albert Ier à un chercheur scientifique hautement qualifié et d’envergure mondiale dans le domaine de l’océanographie. Les personnalités mises à l’honneur en 2013 sont Gilles BOEUF, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle, et Andrew BAKUN, Professeur de biologie marine à l’Université de Miami.

La Grande Médaille Albert 1er : une distinction de référence

Créée à l’occasion du centenaire de la naissance du Prince Albert Ier de Monaco en 1948, la grande médaille Albert Ier récompense l’ensemble d’une carrière, des travaux spécifiques ou une découverte exceptionnelle de portée mondiale dans le domaine de l’océanographie.

Généralement attribuée en alternance à un chercheur français ou étranger, cette distinction se matérialise par une médaille en bronze doré portant en relief le nom du récipiendaire et la mention « Prix Manley Bendall », du nom de son créateur. Chaque exemplaire est numéroté et aucune autorisation de reproduction ne peut être délivrée.

Œuvre d’Edmund Becker, cette Grande Médaille symbolise l’héritage transmis par le Prince Albert Ier et conforte l’Institut océanographique dans son rôle de médiateur au service des océans.

En 1981, cette grande distinction avait honoré le Commandant Cousteau pour avoir révélé au plus grand nombre la richesse des fonds marins et pour avoir perfectionné avec Émile Gagnan le principe du scaphandre autonome (ou détendeur), pierre fondatrice de la plongée sous-marine moderne.

Les personnalités mises à l’honneur en 2013

  • Gilles BOEUF

Né le 6 novembre 1953 à Saint-Nazaire, Gilles Boeuf est Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie à Paris et occupe depuis février 2009 les fonctions de Président du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Physiologiste et endocrinologue de formation, Gilles Boeuf a tiré des océans de substantielles découvertes, utiles à l’aquaculture et à la médecine. Des années d’explorations l’ont fait aussi botaniste, paléontologue, entomologiste et l’ont aidé à mûrir une compréhension globale de la complexité du vivant. Titulaire d’un DEA en océanographie biologique, Docteur de 3e cycle en Biologie du Développement et Docteur d’Etat ès Sciences Naturelles, Gilles Boeuf a travaillé durant 20 ans sur la migration des saumons qui passent du milieu continental à l’océan.

Fraichement élu au Collège de France, à la Chaire « Développement durable, environnement, énergie et sociétés », il dispense notamment des cours sur la biodiversité, son évolution et ses croisements avec l’humanité.

Connu pour être un passeur de savoirs, hyperactif et passionné, Gilles Boeuf est actuellement président du Conseil scientifique du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Au cours de sa carrière, il a notamment été Président du conseil scientifique de l’IFREMER, où il a passé 20 ans, membre du Comité National de la Recherche Scientifique ou encore directeur de l’Observatoire Océanologique de Banyuls-Laboratoire Arago pendant 6 ans.

Gilles Boeuf est l’auteur de plus de 400 publications nationales et internationales, dont plus de 130 de rang A. Il a effectué plus de 100 missions à l’étranger et a séjourné notamment 3 ans au Chili, dans le cadre d’une recherche sur la biologie cellulaire et moléculaire, les sciences de la santé et l’utilisation de modèles marins.

  • Andrew BAKUN

Andrew Bakun est né le 20 avril 1939 à Tacoma, dans l’Etat de Washington (Etats-Unis). Professeur de biologie marine à l’université de Miami, il s’impose comme un expert de premier plan dans le domaine des sciences de la mer, avec à son actif près de 50 années d’expérience dans des organismes nationaux et internationaux.

Titulaire d’un doctorat en océanographie physique, Andrew Bakun a travaillé pendant 22 ans pour la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’agence américaine responsable de l’étude de l’océan et de l’atmosphère. De 1983 à 1992, il y occupa les fonctions de Directeur du Laboratoire environnemental des pêches du Pacifique.

Il a également collaboré avec l’Institut de recherche pour le développement et avec l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), où il a passé 7 ans en tant qu’expert au département des pêches.

Curieux du monde qui l’entoure, Andrew Bakun s’est interrogé notamment sur l’interaction physique et biologique dans les océans et sur les conséquences des variations du climat sur les écosystèmes et les populations marines.

Homme de terrain, il a participé à l’Expédition internationale de l’Océan Indien dans les années 60. Deux années en mer pour étudier ce que l’Organisation des Nations Unies décrivait à l’époque comme « l’une des dernières frontières inexplorées ». Andrew Bakun a tiré de cette expérience des méthodes de travail et une exigence qui l’ont accompagné tout au long de sa carrière.

Il inspire aujourd’hui les jeunes générations de chercheurs, à qui il transmet toujours le même message d’humilité vis-à-vis des océans.

Catherine Chabaud, maitresse de cérémonie

La cérémonie de remise de la Grande Médaille Albert Ier a été animée cette année par Catherine Chabaud, première femme à avoir réalisé un tour du monde à la voile en solitaire, en course et sans escale, lors du Vendée Globe 96-97.

Journaliste de formation, cette passionnée de navigation, fortement investie dans la protection des océans, a notamment effectué treize traversées de l’Atlantique, dont quatre en solitaire, et deux courses du Figaro.

Lien vers le dossier de presse : 20131107 – DP MEDAILLES 2013

Contact presse: RPpublics 01 84 16 83 20

Commentaires fermés sur L’Institut océanographique a distingué deux grands acteurs du monde marin jeudi 7 novembre 2013

Classé dans Communication, Institut Océanographique de Paris Fondation Albert 1er, Musée océanographique de Monaco

Les commentaires sont fermés.